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Les Toitures de Sullivan, couvreur zingueur

Les pièces de zinc qui font l'étanchéité d'un toit

Zinguerie à Angers et en Anjou

Une couverture en ardoise ou en zinc ne tient l'eau que si ses jonctions sont bien traitées. La zinguerie regroupe les pièces de métal posées à ces endroits : noues, faîtages, arêtiers, rives, abergements, solins, couvertines et chéneaux. Nous les façonnons et les posons autour d'Angers, sur des toitures neuves comme sur des maisons anciennes.

Chéneau en zinc neuf le long d'un versant en ardoise
allongement du zinc pour 100 °C d'écart de température, que chaque pièce doit pouvoir absorber
2,2 mm par mètre
épaisseurs de zinc usuelles pour les ouvrages de zinguerie
0,65 à 0,80 mm
de métier de couvreur pour le gérant de l'entreprise
22 ans

Le travail du couvreur zingueur

Le couvreur pose le matériau qui couvre le toit : ardoise, zinc ou tuile. Le zingueur façonne les pièces métalliques qui raccordent cette couverture à tout ce qui l'interrompt : l'angle rentrant entre deux versants, le sommet du toit, le bord d'un pignon, une souche de cheminée, une fenêtre de toit, un mur. Les deux métiers se pratiquent le plus souvent ensemble, parce qu'une noue ou un abergement se pose en même temps que les ardoises qui l'entourent.

Le zinc du bâtiment est un zinc titane laminé, conforme à la norme NF EN 988. Il se trace, se coupe, se plie à la plieuse et se soude à l'étain. Chaque pièce est façonnée sur mesure, aux cotes relevées sur le toit : deux souches de cheminée ou deux noues ont rarement les mêmes dimensions. L'épaisseur courante est de 0,65 mm ; les pièces larges ou très sollicitées, comme les noues et les chéneaux, passent souvent à 0,80 mm.

  • Noue : l'angle rentrant où se rejoignent deux versants
  • Faîtage et arêtier : la ligne du sommet et les angles saillants du toit
  • Rive : le bord du toit le long d'un pignon
  • Abergement et solin : le raccord autour d'une cheminée, d'une fenêtre de toit ou contre un mur
  • Couvertine : la coiffe qui protège le dessus d'un mur ou d'un acrotère
  • Chéneau : la gouttière portée par la maçonnerie ou la charpente
Couverture en ardoise avec fenêtres de toit, souches de cheminée en brique et chéneau en zinc au-dessus des toits de la ville

Noues en zinc

La noue reçoit l'eau de deux versants à la fois. C'est l'endroit du toit où le débit est le plus fort et où les feuilles et les débris s'accumulent : une noue fatiguée est une cause de fuite très fréquente sur les maisons anciennes.

Sur une couverture en ardoise, la noue ouverte en zinc est la plus répandue. Une bande de zinc façonnée en creux court de l'égout jusqu'au faîtage, et les ardoises de chaque versant sont taillées en biais le long de cette bande : c'est le tranchis. La noue est fixée en tête et tenue sur les côtés par des pattes, sans clou qui traverse le fond, pour que le métal puisse se dilater. Les longueurs se raccordent par recouvrement, dans le sens de l'écoulement. Sur les grands versants à faible pente, une noue à tasseau, en deux parties raccordées sur un tasseau central, absorbe mieux les mouvements du zinc.

  • Traces d'humidité au plafond dans l'angle de deux pans de toit
  • Zinc piqué ou percé au fond de la noue, souvent sous un amas de feuilles
  • Ardoises du tranchis glissées ou cassées le long de la noue
  • Anciennes réparations au mastic ou à la bande adhésive

Faîtages, arêtiers et rives en zinc

Le faîtage ferme le sommet du toit, là où les deux versants se rencontrent ; les arêtiers couvrent les angles saillants d'une croupe ou d'un toit à quatre pans. Sur une toiture en zinc, ils sont réalisés en zinc. Sur l'ardoise, ils peuvent l'être aussi, à la place des tuiles faîtières en terre cuite : une bande de zinc façonnée recouvre alors l'arête, posée sur un tasseau et tenue par des pattes.

La rive borde le toit du côté du pignon. Exposée au vent, elle protège le bord des ardoises et la planche de rive des pluies qui arrivent de biais. Une bande de rive en zinc, pliée pour recouvrir le dernier rang et redescendre sur la planche, est une solution durable quand les ardoises de rive se soulèvent ou que le bois de rive s'abîme.

Rive en zinc le long d'une toiture en ardoise, vue depuis l'échafaudage

Abergements et solins : cheminées, fenêtres de toit, murs

Un abergement assure l'étanchéité entre la couverture et un ouvrage qui la traverse. Autour d'une souche de cheminée, il se compose de quatre parties : la bavette en bas, qui rejette l'eau sur les ardoises ; les noquets sur les côtés, de petites pièces de zinc pliées et glissées sous chaque rang d'ardoise ; la besace en haut, qui écarte l'eau venue du faîtage ; et le solin, qui recouvre les relevés contre la maçonnerie.

Le solin est engravé dans la brique ou dans un joint, puis la saignée est refermée au mastic, ou il est fixé sur un profil porte-solin. Un simple cordon de mastic ou une bande adhésive collée sur la brique se décolle avec le temps. Le même principe s'applique contre un mur, quand un appentis ou une extension s'appuie sur une façade, et autour d'une fenêtre de toit ou d'une lucarne dont le raccord doit être repris. Pour la souche elle-même, voir notre page cheminée.

Souche de cheminée en brique rouge restaurée, avec son mitron en terre cuite et son abergement en zinc

Couvertines, bandeaux et habillages

La couvertine coiffe le dessus d'un mur, d'un muret ou d'un acrotère, le petit mur qui borde un toit terrasse. Sans elle, l'eau entre dans la maçonnerie par le haut et ressort en traces sur la façade ou à l'intérieur. Sur un acrotère, la couvertine en zinc reçoit une pente d'au moins 5 % tournée vers la toiture, et ses bords descendent de part et d'autre avec une goutte d'eau qui écarte la pluie du mur. Elle est fixée de façon indirecte, par des pattes ou une bande d'agrafure.

Les bandeaux et les habillages protègent les bois exposés : planches d'égout et de rive, corniches, débords de toit. Le zinc plié les recouvre et évite d'avoir à repeindre ces bois régulièrement. Pour les habillages de façade, de lucarne et d'extension, voir notre page bardage zinc.

Toiture terrasse végétalisée avec lanterneaux et couvertine en rive

Chéneaux encaissés

Un chéneau est une gouttière intégrée à la construction : posé sur une corniche, logé entre deux toits ou caché derrière un mur, il repose sur un fond en bois qui donne la pente et reçoit un revêtement de zinc remonté sur les côtés. On le trouve souvent sur les maisons de ville, les immeubles anciens et les toitures qui se rejoignent en creux.

Un chéneau encaissé qui fuit laisse passer l'eau directement dans les murs ou les plafonds. Les règles de l'art imposent une pente d'au moins 5 mm par mètre vers la naissance, un trop-plein qui évacue l'eau si la descente se bouche, et des joints de dilatation sur les grandes longueurs. Quand nous refaisons un chéneau, nous contrôlons d'abord son fond en bois, souvent pourri sous un vieux zinc percé. L'évacuation vers les descentes est détaillée sur notre page gouttières en zinc.

Dilatation et compatibilité des métaux

Le zinc s'allonge de 2,2 mm par mètre pour 100 °C d'écart. Sur un toit, le métal passe du gel d'un matin d'hiver à la chaleur d'un après-midi d'été en plein soleil. Une pièce bloquée sur toute sa longueur par des clous ou des soudures finit par se déformer ou se fissurer. Chaque ouvrage a donc un point fixe et des pattes qui laissent le métal glisser, et les grandes longueurs sont coupées par des joints de dilatation.

Le zinc réagit aussi au contact de certains matériaux. Nous en tenons compte dès le relevé, surtout sur les extensions et les rénovations où plusieurs métaux et plusieurs essences de bois se côtoient.

  • Cuivre : l'eau ne doit jamais ruisseler d'une pièce en cuivre vers du zinc
  • Fer et acier non protégé : contact à éviter ; les pattes et les crochets sont en acier galvanisé, compatible avec le zinc
  • Plomb et aluminium : compatibles avec le zinc
  • Chêne, châtaignier, douglas, mélèze, red cedar : bois acides, à séparer du zinc
  • Plâtre : à proscrire au contact du zinc

Comment se déroule le chantier

  1. 01

    Visite et diagnostic

    Nous montons sur le toit pour repérer l'ouvrage en cause et vérifier l'état du zinc, de ses fixations et du support en bois. Nous vous montrons ce que nous avons vu.

  2. 02

    Devis détaillé

    Nature de chaque ouvrage, développé et épaisseur du zinc, couverture à déposer et reposer autour, accès : chaque poste est écrit. L'attestation d'assurance décennale est jointe au devis.

  3. 03

    Dépose et contrôle du support

    L'ancienne pièce est retirée avec les ardoises ou les tuiles qui la recouvrent. Les voliges, les tasseaux ou le fond de chéneau abîmés sont remplacés avant la pose.

  4. 04

    Façonnage et pose du zinc

    Le zinc est tracé, plié et assemblé aux cotes relevées, puis fixé par pattes et soudé à l'étain aux raccords qui doivent l'être.

  5. 05

    Repose de la couverture et finitions

    Les ardoises sont reposées autour de la pièce neuve, les solins sont refermés, puis nous vérifions les raccords avant de replier le chantier.

Ce qui fait le prix

Chaque toiture est différente : le devis se fait après visite, gratuitement. Voici ce qui fait varier le montant.

Obtenir mon devis
  • La nature et le nombre d'ouvrages : noue, rive, abergement, couvertine, chéneau
  • La longueur des pièces, leur développé et l'épaisseur du zinc
  • La finition du zinc : naturel ou prépatiné
  • La surface de couverture à déposer et reposer autour de la pièce
  • L'état du support en bois : voliges, tasseaux, fond de chéneau
  • La hauteur du bâtiment et l'accès, qui fixent le type d'échafaudage
  • Rive en zinc le long d'une toiture en ardoise, vue depuis l'échafaudage
  • Souche de cheminée en brique rouge restaurée, avec son mitron en terre cuite et son abergement en zinc
  • Toiture terrasse végétalisée avec lanterneaux et couvertine en rive
  • Couverture en ardoise avec fenêtres de toit, souches de cheminée en brique et chéneau en zinc au-dessus des toits de la ville
  • Habillage de sous-face en PVC RAL 7016 avec bandeau habillé en ardoise
  • Versant en ardoise et gouttière en zinc neuve vus depuis l'échafaudage de chantier
  • Gouttière en zinc avec sa naissance et son tuyau de descente au bas d'un versant en ardoise

Photos prises sur nos chantiers.

Questions fréquentes : zinguerie

Quelle différence entre un couvreur et un zingueur ?

Le couvreur pose la couverture : ardoise, tuile ou zinc. Le zingueur façonne et pose les pièces métalliques qui la raccordent aux noues, aux rives, aux cheminées, aux murs et aux gouttières. Sur un chantier de toiture, les deux travaux sont liés, c'est pourquoi le métier s'exerce le plus souvent sous le nom de couvreur zingueur.

Pourquoi une noue en zinc se met-elle à fuir ?

Les causes les plus courantes sont un zinc percé par la corrosion là où les feuilles restent humides, des clous qui traversent le fond de la noue, une soudure fissurée parce que le métal ne pouvait plus se dilater, ou des ardoises du tranchis qui ont glissé. Une noue percée à plusieurs endroits se remplace ; une soudure isolée peut se reprendre.

Peut-on refaire la zinguerie sans refaire toute la toiture ?

Oui. Une noue, un abergement, une rive ou une couvertine se remplacent seuls, en déposant puis en reposant les ardoises ou les tuiles qui les entourent. Nous regardons en même temps l'état de la couverture voisine, pour vous dire si la réparation suffit ou si une réfection est à prévoir.

Faut-il changer la zinguerie lors d'une réfection de toiture ?

C'est le moment le plus logique. Noues, abergements et solins sont déposés avec l'ancienne couverture, et un zinc de plusieurs décennies se réutilise mal. Poser une zinguerie neuve avec la couverture neuve évite de rouvrir le toit quelques années plus tard. Voir notre page rénovation de toiture.

Le zinc est-il compatible avec le cuivre et le bois ?

Pas avec tous. L'eau qui ruisselle d'une pièce en cuivre attaque le zinc placé en dessous, et le contact avec le fer ou l'acier non protégé est à éviter. Les bois acides, comme le chêne, le châtaignier, le douglas, le mélèze ou le red cedar, peuvent tacher et altérer le zinc : il faut les en séparer. L'épicéa, le sapin et le pin sylvestre ne posent pas de problème.

À quoi sert une couvertine sur un mur ?

Elle protège le dessus du mur de la pluie. Sans couvertine, l'eau pénètre dans la maçonnerie par le haut, le gel abîme les joints et des coulures marquent la façade. En zinc, elle est posée avec une légère pente et des bords à goutte d'eau qui écartent l'eau des parements.

Votre projet : zinguerie

Décrivez votre toiture et vos besoins en quelques lignes. Nous revenons vers vous pour organiser une visite et vous remettre un devis détaillé.

  • Visite et devis gratuits, détaillés poste par poste
  • Attestation d'assurance décennale jointe au devis
  • 22 ans de métier de couvreur
  • Intervention dans un rayon de 40 km autour d'Angers
06 87 29 57 24

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