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Les Toitures de Sullivan, couvreur zingueur

Le métal des extensions, des annexes et des toits à faible pente

Couverture en zinc à Angers et en Anjou

Le zinc couvre les extensions, les annexes, les toits à faible pente et les terrassons des immeubles de ville. Nous le posons en longues feuilles à joint debout ou sur tasseaux, en zinc naturel, prépatiné ou teinté, sur un support en bois ventilé qui lui permet de durer.

Toiture en zinc anthracite à joint debout équipée de deux fenêtres de toit
pente minimale d'une couverture en zinc à joint debout, soit un peu moins de 3 degrés
5 %
épaisseurs usuelles des feuilles de zinc en couverture
0,65 à 0,80 mm
de métier de couvreur pour le gérant de l'entreprise
22 ans

Zinc à joint debout ou à tasseaux

La couverture à joint debout est la plus répandue sur les chantiers actuels. Le zinc arrive en longues feuilles façonnées à la longueur du versant. Les bords de deux feuilles voisines sont relevés puis repliés l'un sur l'autre pour former une nervure d'environ 2,5 cm de haut : c'est l'agrafure. Les pattes qui tiennent chaque feuille sur le support restent cachées dans ce joint, et aucune vis ne traverse le métal.

La couverture à tasseaux est la technique traditionnelle de nombreux immeubles anciens. Les feuilles sont posées entre des tasseaux de bois de section trapézoïdale, fixés dans le sens de la pente, puis un couvre-joint en zinc vient coiffer chaque tasseau. Le relief est plus marqué et une feuille se démonte facilement pour une réparation. Les deux systèmes se posent dès 5 % de pente, à condition de soigner les raccords entre feuilles quand le versant est long.

  • Joint debout : extensions, annexes, maisons contemporaines, grandes surfaces de toiture
  • Tasseaux : terrassons d'immeubles, toitures anciennes reprises à l'identique
  • Épaisseur : 0,65 ou 0,70 mm pour la plupart des toitures, davantage pour des feuilles larges ou très exposées au vent
Extension contemporaine habillée de zinc à joint debout et de bardage bois

Zinc naturel, quartz, anthracite ou pigmenté

Le zinc de couverture est un zinc laminé allié à un peu de cuivre et de titane, défini par la norme NF EN 988. Il existe en quatre finitions, qui se posent toutes de la même façon.

Le zinc naturel est gris clair et brillant à la pose. Au contact de l'air et de la pluie, il se couvre en quelques années d'une patine gris bleuté et mate qui protège le métal. Le zinc prépatiné quartz reçoit cette patine en usine : il présente dès le premier jour un gris moyen et régulier. Le zinc anthracite, gris très foncé, se rapproche de la teinte de l'ardoise et s'accorde avec les toitures angevines voisines. Le zinc pigmenté ajoute une couleur à la patine : vert, rouge, bleu ou brun.

Le choix dépend de l'aspect recherché et de l'environnement de la maison. En secteur protégé, la finition se valide avec la mairie et, le cas échéant, avec l'architecte des Bâtiments de France.

Extension en cours de construction couverte en zinc teinté vert à joint debout, échafaudage en place

Extensions, annexes et toits à faible pente

L'ardoise demande une pente forte pour rester étanche. Sur une extension, un garage, un préau ou une annexe au toit presque plat, le zinc prend le relais : il reste étanche jusqu'à 5 % de pente, parce que l'eau court sur une feuille d'un seul tenant et que les joints sont relevés au-dessus du ruissellement.

La couverture reste légère : une feuille de 0,65 mm pèse moins de 5 kg au mètre carré, hors support. Tant que le versant ne dépasse pas une dizaine de mètres, chaque feuille court sans raccord de l'égout au faîtage. Le zinc se raccorde aussi proprement à la maison existante : relevé contre le mur, solin, bande de rive, gouttière ou chéneau en zinc de la même finition.

Série d'annexes couvertes en zinc à joint debout, vues depuis le toit

Brisis et terrassons des immeubles de centre-ville

Dans les centres-villes, beaucoup d'immeubles ont un comble brisé, dit à la Mansart. Le brisis, la partie basse presque verticale, porte souvent des lucarnes et se couvre d'ardoise ou de zinc. Le terrasson, la partie haute, a une pente souvent trop faible pour l'ardoise : il est le plus souvent couvert de zinc.

Il arrive que les combles aient été aménagés après la pose du zinc. Si l'isolant bouche la lame d'air sous le support, la vapeur d'eau de l'appartement condense sous le métal, qui se corrode par sa face cachée jusqu'à se percer. Avant de refaire un terrasson, nous vérifions la ventilation, l'état des voliges et les raccords avec les chéneaux, les lucarnes et les souches.

Dans le site patrimonial remarquable d'Angers et aux abords des monuments historiques, tout changement d'aspect passe par l'avis de l'architecte des Bâtiments de France, qui peut fixer le système de pose et la finition du zinc.

Couvertures en zinc naturel sur des bâtiments de centre-ville

Ventilation, dilatation et compatibilités

Le zinc se pose sur un support continu en bois : des voliges ou des panneaux prévus pour cet usage. La pose décrite par les règles professionnelles du zinc (NF DTU 40.41) est une couverture ventilée : une lame d'air circule sous le support, avec des entrées en bas du versant et des sorties en haut. Elle évacue l'humidité qui monte de la maison et celle qui se forme sous la couverture par les nuits froides.

Le zinc bouge avec la température : il s'allonge d'environ 0,022 mm par mètre et par degré. Entre une nuit de gel et un après-midi d'été où le métal peut dépasser 60 °C, une feuille de 10 m varie de plus d'un centimètre. Chaque feuille est donc tenue par des pattes fixes sur une petite zone et par des pattes coulissantes sur le reste de sa longueur, qui la laissent glisser sans la déformer.

Le zinc supporte mal certains voisinages. L'eau qui a ruisselé sur du cuivre ou de l'acier nu ne doit jamais couler sur lui, et il ne doit pas être au contact de bois acides, de plâtre ou de mortier de ciment.

  • Bois adaptés au support : sapin, épicéa, peuplier, pin sylvestre
  • Bois à tenir à l'écart du zinc : chêne, châtaignier, douglas, mélèze, cèdre rouge
  • Métaux compatibles : plomb, aluminium, acier galvanisé, inox, cuivre étamé
  • À proscrire au contact ou en amont : cuivre nu, acier non protégé, feutre bitumineux sous les feuilles

Durée de vie et entretien d'une toiture en zinc

La patine protège le métal : en atmosphère courante, le zinc laminé ne perd qu'environ un millième de millimètre d'épaisseur par an. Les fabricants estiment ainsi à une centaine d'années la durée de vie d'une couverture bien posée et bien ventilée, dans un air peu pollué. Elle est plus courte en bord de mer, près de fumées industrielles ou quand la ventilation fait défaut.

L'entretien se résume à des contrôles : chéneaux et gouttières dégagés des feuilles, relevés et solins en place, abergements des souches et des fenêtres de toit étanches. Aucun produit n'est à appliquer sur le zinc. Après un fort coup de vent, un regard sur les rives et le faîtage permet de repérer une feuille soulevée.

Comment se déroule le chantier

  1. 01

    Visite et relevé

    Nous mesurons la pente et la longueur des versants, regardons l'état du support et de la ventilation, et repérons les raccords avec la maison : murs, souches, fenêtres de toit, gouttières.

  2. 02

    Devis détaillé

    Système de pose, épaisseur et finition du zinc, support, ventilation, zinguerie, échafaudage et évacuation des déchets : chaque poste est écrit. L'attestation d'assurance décennale est jointe au devis.

  3. 03

    Préparation du support

    Dépose de l'ancienne couverture si besoin, pose ou remplacement des voliges, création des entrées et des sorties d'air sous le support.

  4. 04

    Façonnage et pose des feuilles

    Les feuilles sont façonnées à la longueur des versants, fixées par pattes fixes et pattes coulissantes, puis agrafées joint après joint.

  5. 05

    Points singuliers

    Faîtage, rives, égout, relevés contre les murs, abergements des souches et des fenêtres de toit, raccord à la gouttière ou au chéneau.

  6. 06

    Contrôle et repli

    Vérification des joints et des raccords, nettoyage de la couverture, repli du chantier et évacuation des déchets.

Ce qui fait le prix

Chaque toiture est différente : le devis se fait après visite, gratuitement. Voici ce qui fait varier le montant.

Obtenir mon devis
  • La surface et la longueur des versants, qui décide des raccords entre feuilles
  • La finition du zinc : naturel, prépatiné quartz, anthracite ou pigmenté
  • Le système de pose, joint debout ou tasseaux, et l'épaisseur du zinc
  • L'état du support et la ventilation à créer en sous-face
  • Les points singuliers : fenêtres de toit, souches, relevés contre les murs, noues, chéneaux
  • L'accès, la hauteur du bâtiment et l'échafaudage nécessaire
  • Extension contemporaine habillée de zinc à joint debout et de bardage bois
  • Extension en cours de construction couverte en zinc teinté vert à joint debout, échafaudage en place
  • Série d'annexes couvertes en zinc à joint debout, vues depuis le toit
  • Couvertures en zinc naturel sur des bâtiments de centre-ville

Photos prises sur nos chantiers.

Questions fréquentes : couverture en zinc

Quelle pente minimale pour une toiture en zinc ?

5 %, soit un peu moins de 3 degrés, pour une couverture à joint debout ou à tasseaux dont les feuilles couvrent le versant d'un seul tenant ou se raccordent par un ressaut. Quand les feuilles doivent être assemblées en longueur par agrafure, la pente minimale monte de 8 à 25 % selon le type de raccord et l'exposition au vent. En dessous de 5 %, la toiture relève d'une étanchéité de toit plat.

Zinc naturel ou zinc quartz : quelle différence ?

C'est le même métal. Le zinc naturel est brillant à la pose et prend sa patine grise en quelques années, parfois de façon inégale d'un versant à l'autre selon l'exposition. Le zinc prépatiné quartz est patiné en usine : sa teinte gris moyen est régulière dès la pose. Il coûte un peu plus cher à l'achat.

Combien de temps dure une toiture en zinc ?

Bien posée sur un support ventilé, une couverture en zinc dure plusieurs générations : les fabricants l'estiment à une centaine d'années dans un air peu pollué. Les raccords vieillissent avant les feuilles : soudures des chéneaux, solins, abergements. Une couverture mal ventilée peut se percer par sa face cachée bien plus tôt.

Faut-il une autorisation pour une toiture en zinc ?

Remplacer une couverture en ardoise ou en tuiles par du zinc modifie l'aspect de la maison : une déclaration préalable en mairie est obligatoire. Une extension couverte en zinc relève d'une déclaration préalable ou d'un permis de construire selon sa surface. Dans le site patrimonial remarquable d'Angers ou à moins de 500 mètres d'un monument historique, l'architecte des Bâtiments de France donne son avis, et le délai d'instruction d'une déclaration préalable passe d'un à deux mois.

Combien coûte une toiture en zinc au m² ?

Le prix au mètre carré dépend d'abord de la finition, du système de pose et de l'état du support. S'y ajoutent des postes qui ne se comptent pas au mètre carré : échafaudage, fenêtres de toit, relevés contre les murs, chéneaux. Un prix au m² donné sans visite laisse ces postes de côté. Notre devis, gratuit, les détaille un par un après la visite.

Peut-on poser une fenêtre de toit dans une couverture en zinc ?

Oui. Son abergement est façonné en zinc et raccordé aux joints voisins pour renvoyer l'eau de part et d'autre de la fenêtre. Créer une fenêtre de toit demande une déclaration préalable en mairie. Voir notre page fenêtres de toit.

Votre projet : couverture en zinc

Décrivez votre toiture et vos besoins en quelques lignes. Nous revenons vers vous pour organiser une visite et vous remettre un devis détaillé.

  • Visite et devis gratuits, détaillés poste par poste
  • Attestation d'assurance décennale jointe au devis
  • 22 ans de métier de couvreur
  • Intervention dans un rayon de 40 km autour d'Angers
06 87 29 57 24

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